Louis Peccoud,

a beau dire Lumière il demeure un glébeux.

Jérôme Thélot,

est professeur à l’Université de Lyon. Ses écrits portent sur la poétique et la poésie, sur la philosophie de l’affectivité, et sur les conditions de l’image. Dernier livre paru en 2018 : La condition tragique de la parole, Sur le Philoctète de Sophocle, Les Belles Lettres, Encre marine.

Site internet : http://poezibao.typepad.com/poezibao/2010/12/jérôme-thélot.html

Victor Martinez

(1970) publie Carnets du muet et Coupe franche en 2016 chez Fissile, A l’explosif en 2014 à La lettre volée ; co-traducteur avec Cédric Demangeot de Leopoldo María Panero, Bonne nouvelle du désastre, Conjurations contre la vie, Mon cerveau est une rose, Des choses détruites, chez Fissile ; auteur de André du Bouchet. Poésie, langue, événement, chez Rodopi en 2013 ; travaille en 2016 avec Paul Laborde pour Conséquence 2.

 


 

Jean-Jacques Gonzales

est photographe, écrivain, éditeur, il vit et travaille à Paris. Son travail photographique, essentiellement en noir et blanc, s’articule autour des questions ouvertes par les Primitifs de la photographie : présence, lieu, trace, empreinte, mémoire, matière photographique. Dernières publications : Ébauche de Mallarmé, Paris, Manucius, 2014 ; L’invasion du désert (avec Eric Marty), Paris, Manucius, 2017 ; une monographie (avec Jérôme Thélot) sur son travail photographique à paraître à l’automne 2019, aux Éditions de l’atelier contemporain. Dernières expositions : Arbres et Bouquets, La terre et le ciel (Paris, galerie Tenri, 2016, 2018) ».

 


 

Cécile Guivarch,

est née en 1976, près de Rouen. Elle vit à Nantes et anime le site de poésie contemporaine Terre à ciel Parmi ses dernières publications : S’il existe des fleurs (prix Poesyvelyne 2017) et Un petit peu d’herbes et des bruits d’amour aux Editions l’Arbre à paroles ; Renée, en elle et Vous êtes mes aïeux aux Editions Henry. Sans Abuelo Petite aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune.

Alexandre Gouttard,

nait en 1991 sur l’île de La Réunion. Il fait des études de philosophie et de littérature. Il entre en poésie en écrivant un livre sur les oiseaux, que l’on trouve touchant ; ce qui l’agace et l’ennuie. Il expérimente alors des choses ; il se trouve exigeant quant à la mort : on reconnait son travail mais on lui demande de se départir de l’influence d’auteurs qu’il n’a pas lus. Depuis, tente de concilier les oiseaux et la mort. C’est laborieux. Cela le serait peut-être moins s’il ne s’acharnait pas tant à vouloir que la poésie fasse de lui un homme meilleur, qui sait. Enfin, dans cette quête-là Charles Baudelaire, Marc Aurèle et Franz Schubert l’accompagnent comme des amis, des frères, des anges un peu cruels aussi, taquins parfois, il faut bien l’admettre, c’est heureux.

Nicolas Jaen,

avait dix-sept ans lorsqu’il est né. Il n’était ni à jeun, ni à Agen, mais à Toulon, tout court. Après la lecture de L’urêtre et le béant, de Jean Saulpâtre, sous ecstasies non millimétrées, il sait ceci : au vingtième siècle avant Jaen, un trimardeur galiléen l’avait singé (songé ?), lui, et pas un autre. Qui était en surnombre au jardin des Oliviers ? Arrête ton char, re-naît! s’exclame-t-il…
Le drame de Jaen était qu’il confondait toujours Demis Roussos avec Demi Moore (bien qu’il préférât Demi, même dans la bière les cheveux et les yeux bien éteints). Or, un jour qu’il marchait près du presbytère des casse-couilles avec une sans-culotte, son pied heurta, par mégarde, une magnifique lampe d’où un génie sortit :
– Oh oh, petit homme, hé hé, un vœu, et je te l’exhausse !
– Eh bien, dit Jaen au djinn 501, je voudrais être tout nu avec Demis Roussos ! Chiottes ! Dieu (le doigt sur la bouche) ! Le lapsus m’habite !
C’est ainsi que Jaen devint Nicolas. Et qu’à la nuit tombée, la Moore ne se montre pas même à demi. Cela, ni X ni Y ne le savent. Car la vérité est comme la pluie : elle vient de plus loin. Hume le disait, dans son livre post-Hume: « On s’gare où? »…
Et aux vagues de répéter :
« Sous le vent… »

 

Nicolas Jaen est né le 2 février 1981, à Toulon. Il a publié à l’Arachnoïde, chez Fissile, à l’Atelier des grames, entre autres, et dans des revues comme Rehaut, Passage d’encre, Arpa, Autre Sud, Nu(e), et bien d’autres.

Site internet : https://www.terreaciel.net/Nicolas-Jaen#.WruJh0xuLb0

Quentin Maschio,

est né en 1992 à Annecy. Il est actuellement professeur de français au lycée général et technologique Albert Camus de Rillieux-la-Pape. Il cherche par ailleurs à écrire un roman, pour donner à la Lucinde de l’immortalité.

Lili Zaza,

Entre études autodidactes à la bibliothèque (sciences sociales et politiques, histoire de l’art) et une licence d’arts plastiques à la Sorbonne, Lili Zaza milite en tant que clown activiste, voyage en autostop durant plusieurs mois à travers l’Europe centrale, pays des Balkans, et pays scandinaves puis à Cuba, organise des ateliers de partage créatif en vue de faire des actions à Toulouse et Berlin de recouvrement poétique de publicités, expose dans différents lieux à Toulouse et Lyon, met en scène ses textes et poésies contemporaines syriennes, crée un fanzine poétique Racine Humaine, collabore avec un sculpteur syrien réfugié en Hollande. Après avoir étudié la peinture acrylique, et l’aquarelle, elle se dirige à présent dans la pratique de la peinture à l’huile qui offre une expression de couleur et texture plus riche et sensible. Sa peinture, semblable à un cri direct, utilise comme matériaux des images du réel (photo, vidéo), souvent médiatiques, ainsi qu’un langage métaphorique. Texte et peinture sont souvent liés, pour transmettre une dissection de certains événements et mécanismes existentiels, sociaux et politiques, tels des arguments d’un possible procès de l’Humanité. Vous pourrez voir ses œuvres sur son site.

Émilien Chesnot,

est né en 1991 à Rennes, où il vit et travaille aujourd’hui. Il a publié faiblesse d’un seul aux éditions Centrifuges en 2015 et il est un air aux éditions Æncrages&Co en 2016.

 


 

Ivan de Monbrison,

vague rejeton déclassé issu d’un milieu bourgeois, est né au siècle dernier de parents qui auraient peut-être mieux fait de s’abstenir. Il se met à écrire de la poésie à la mort de son père qui lui cassait les couilles de son vivant l’obligeant à faire du judo, du karaté et de la planche à voile pour des raisons qui échappent encore au poète à ce jour. Il publie à compte d’auteur, sans même s’en rendre compte, tant il est naïf, ses premier écrits chez un fieffé gredin. Il écoule ceux-ci lorsque, reconverti en peintre sur le tard, il parvient à les placer lors d’une de ces expos bidons de ses sinistres barbouillages. À ce jour, le poète se demande si quelqu’un lit encore de la poésie hormis les poètes eux-mêmes, les amis et l’entourage de ceux-ci, à l’heure du réchauffement climatique et de l’interconnexion cybernétique des individus et de la pornographie en ligne… Mais, bon, sur un malentendu comme dirait l’autre on ne sait jamais…

 


 

Alexandre Bonnet-Terrile

est né le 30 mai 1999. Il est actuellement élève en classe préparatoire littéraire à Paris. Un certain nombre de ses poèmes ont été publiés dans Recours au Poème n°169, Poésie première n°65, Lichen n°9, Les Hommes sans épaules n°43 et Place de la Sorbonne n°7. Il a participé à la 14ème édition de la Biennale internationale des poètes en Val-de-Marne. Son premier recueil, Les Numérotés, a paru en juin dernier au Castor Astral et a remporté le Prix Apollinaire Découverte 2018.

 


 

Margaux Petetin

est née à Düsseldorf en 1997. Elle aime manger la chantilly à même la bombe avec son apfelstrudel, le crissement des pas dans la neige, le silence apaisant sous l’eau, et diminuer son empreinte carbone. N’ayant pas souscrit à un abonnement Netflix, Margaux s’occupe en écrivant des poèmes, suffisamment nébuleux pour inspirer l’admiration et l’indifférence en même temps. Elle a publié un recueil intitulé Oculus et elle apparaît dans les numéros 1 et 2 de la revue Le Pergola (elle y a écrit un article fort recommandable sur les liens entre Segalen et Gauguin). Aujourd’hui, elle se tourne vers une poésie plus limpide, reflet peut-être d’une relation apaisée avec ses contemporains avec lesquels elle partage après tout le siècle.

 


 

Héloïse Thual

Après s’être fait sanctifier durant son adolescence, Héloïse Thual est partie prêcher la bonne parole au pays de la bonne bière, l’Écosse, où elle vit. Franchouillarde invétérée, on l’entend parfois, sur le pont de la Clyde, réciter deux vers de Rimbaud ou chantonner du France Gall.

 


 

Roland Dauxois,

né à Lyon en 1957, il suivra l’enseignement en art classique de Jean Dulac peintre lyonnais, se liera d’amitié avec le peintre et écrivain belge Jean Raine avec qui il découvrira l’abstraction. Expositions personnelles et collectives se succèderont, membre du jury du salon Regain. Lectures publiques, émissions radiophoniques, parutions dans les revues Friches, Sezim, N4728, Diptyque, publications régulières dans la revue Verso de Alain Wexler, parution dans la revue Carnets d’Eucharis de Nathalie Riera. En 2011 poèmes sélectionnés pour la revue internationale de poésie Place de la Sorbonne.

Site internet : http://rdpoesies.blogspot.fr/

Guillaume Dredemie,

naît en 1993. Études de philosophie. Il pardonne aux vendeurs de livres. Vous le verrez, aux carnavals : il insulte les passants qui se rangent proprement pour laisser la place aux bouffons officiels. Pour lui, personne ne s’écarte. Donc il frappe. Mais il laisse des poèmes sur les bancs, quoiqu’en ayant cette étrange prière : « pourvu que personne ne les ramasse ! Que le vent les emporte, ils sont justes bons pour l’infini » et autres sottises. Comme tous les gens chouettes, il a perdu la raison. Dieu merci, il chante encore. Hégélien (cela est connu – et reconnu – à travers Lyon), il travestit le système du maître. Un dieu, un maître, quoique le maître ne soit pas Dieu, jusqu’à preuve du contraire. On peut résumer quelques-unes de ses idées fortes : le sang est la religion des drôles, l’encre est le seul dieu des pitres ; il faut le lait, maternel et pur, et le vin, fraternel et sanglant ; pour nos âmes le vin, pour nos corps le lait, rien d’autre. Car la vie est fabuleuse. Vous l’applaudirez quand il viendra vers vous. Et, s’il vous fuit, accordez-lui votre pardon. « Pardonnez-moi ma mère pour cette œuvre de bon goût, j’aurais tendance à croire qu’elle vous aurait plu. Pardonnez-moi mon père, ma sœur et vous tous mes fidèles, pour ce chant fondamental : il reste peu qu’il ne détruit. », Fragment posthume VII, 24, 1128b.

Site internet : http://rdpoesies.blogspot.fr/

Marielle Hubert

1983/1996/1997/2003/2005/2010/2014/2016.

Jean-Louis Giovannoni

est né à Paris en 1950. Il a exercé le métier d’assistant social pendant plus de trente-cinq ans en hôpital psychiatrique. Il ouvre son œuvre poétique avec Garder le mort en 1975, livre de deuil qui deviendra un classique de la poésie contemporaine. Auteur d’une trentaine d’ouvrages chez divers éditeur (Unes, Léo Scheer, Lettres Vives, Champ Vallon…), il compose une poésie de fragments interrogeant le malaise d’un rapport intime et extérieur au monde (Les mots sont des vêtements endormis, Ce Lieu que les pierres regardent). Ce rapport à l’espace s’incarne jusqu’à l’altération pensive du vers à la fin des années 80 (L’Invention de l’espace, Pas japonais) avant de faire place à de nouvelles formes, entre prose et poème. Depuis les années 90, ses thèmes interroges notamment la violence des rapports sociaux (L’Election, Journal d’un veau, Traité de la toile cirée), mêlant fantasmagorie et biographie, grotesque et pulsion. Il s’occupe par ailleurs de la publication des textes inédits de Raphaële George. Lauréat du Prix Georges-Perros en 2010, il a été président de la Maison des Ecrivains et de la Littérature.

(Notice Editions Unes)

 

Livres récents : Issue de retour, Editions Unes, 2013 ; Voyages à St. Maur, récit, Editions Champ Vallon, 2014 ; Les mots sont des vêtements endormis, (rééd.) Editions Unes, 2014 ; Sous le seuil, récit, Editions Unes, 2016 ; Garder le mort, (rééd.), 2017 ;  L’air cicatrise vite, Editions Unes, 2019.

 

Khalid El Morabethi

vit, étudie, cultive son jardin au Maroc à Oujda.

il écrit des textes, il fait des exercices

https://secicrexe.tumblr.com

https://www.instagram.com/elgnairttriangle/

             Eric Demelis

Né en 1974, il ne se consacre au dessin qu’assez tard vers 2012, à la suite d’une rencontre avec une artiste de Haute-Savoie. Par un dessin intuitif et compulsif, il trouve vite une place dans le petit monde de l’Art Singulier aux côtés d’artistes autodidactes aux parcours atypiques. Inspiré autant par l’Art brut, la bande dessinée, les peintres flamands que par l’art du dimanche, il développe un univers fait de personnages hybrides et hébétés déployés d’abord sous forme obsessionnelle dans des tableaux bien remplis à l’espace saturé puis s’attachant à leurs expressivités en les montrant plus solitaires dans de micro-paysages.

Antoine Bouvet

naît en 1990 à Lyon. Enseignant, amateur d’adverbes inusités, poète jusqu’à ce que la poésie lui mit « la gueule en panne » (comme il l’écrivit dans un SMS daté du 04/11/2018), il continue de lire en attendant que celle-ci lui en tombe. Peut-être, du trou béant que ça fera, sortira-t-il quelque chose ? Quelque chose pour de vrai… Allez savoir…

Codrin Stegaru

est titulaire d’un master en sciences politiques et philosophie à l’Université Jean Moulin Lyon III. Les présentes traductions sont un jaillissement de joie et un hommage apporté à ceux qui sont les sages-femmes de l’éternité présente en nous tous, qui est la poésie.

Esther Tellermann

est née en 1947 à Paris. Agrégée de lettres, elle exerce actuellement la psychanalyse. Elle a reçu le grand prix de l’Académie Française pour son premier livre Première apparition avec épaisseur en 1986. Elle a publié une vingtaine de livres de poésie, principalement chez Flammarion, (denier titre : Un versant l’autre, 2019), ainsi que deux récits, Une odeur humaine (Farrago/Leo Scheer, 2006), Première version du monde (Unes, 2018) et un essai Nous ne sommes jamais assez poète (La Lettre volée, 2014). Elle est présente dans l’Anthologie de la poésie française du XVIIIe au XXe siècle (Gallimard, La Pléiade, 2000).

Jeanne Dorn

est doctorante à l’université Paris-Nanterre.